mardi 30 juin 2009
Mes livres de route
L Alchimiste Paulo Coelho
L Evangile selon Pilate Eric Emmanuel Schmitt
Contes du jour et de la nuit Guy de Maupassant
J aimerais que quelqu un m attende quelque part Anna Gavalda
Les liaison dangereuses Chaderlot de Laclos
Et si c´etait vrai? Marc Levy
Mort aux cons Carl Aderhold
Cosmetique de l assassin Amelie Nothomb
L Africain JMG Le Clezio
Vol de nuit Saint Exupery
La mere des chagrins wef
samedi 20 juin 2009
Buenos Aires 4
Aujourd'hui commence une de mes meilleures journées dans la capitale mais je ne le sais pas encore.

Je commence par le marché couverte de San Telmo. Ces vieilles halles regorgent de vieilleries en tous genres. Un régal pour chiner!

A côté de l'opulent stand de fruits des trucs en vrac de bric et de vroc s'empilent sur des étals de fortune.

J'aime bien voir les gens s'arrêter, hésiter, choisir, revenir, repartir, négocier. C'est là que le marché s'anime!

J'vous ai apporté des boutons...

Près du mythique Revolver des Beatles, des gramophones rutilants gardent un silence d'or.
"Auto"-collants...

Les yeux ne savent plus où se poser dans ce fatras merveilleux où chaque objet a sa propre existence, raconte son histoire à travers sa patine.

Une vértitable caverne d'Ali Baba...

Aujourd'hui nous sommes samedi et les rues de San Telmo se sont remplies de marchands, troubadours et autres artistes de rue.

Ce mec est un héros de la paix; il distribue des accolades gratuites tous les samedis depuis 6 mois. Je trouve ce concept génial.
Un groupe de musiciens rencontre quelques difficultés avec les forces de l'ordre. Pourront-ils se produire?
Si vous vous baladez du côté de la rue Defensa le week-end vous tomberez sûrement sur ce mime qui est très dans le vent en ce moment.
Les rues sont maintenant pleines de monde. J'adore sentir la ville vibrer à travers ses habitants.
C'est beau de voir que dans ce monde ultramoderne où il faut toujours en mettre plein les yeux, les spectacles les plus simples et les plus ancestraux continuent de faire rêver les enfants.
Un orgue de barbarie fait face à un vieux crooner qui s'est créé sa propre légende sur ce bout de mur, ce bout de rêve.
La place Dorego est pleine d'artisans de tous poils. Non loin de là, un guitariste classique déroule ses virtuosités enchanteresses sur son bois déhanché.
Au pied de cette belle église, un orchestre de musique tzigane rappelle que Buenos Aires se nourrit de toutes les influences européennes.
Sous les arbres, un couple fier et digne illustre à merveille toute la noblesse du tango argentin sur une piste de fortune.
Charlie Chaplin et son double Charlot, à moins que ce ne soit le contraire.
Nos musiciens en discussion avec les policiers ont finalement pu jouer et obtiennent même un franc succès!
Je m'enfonce un peu plus dans la grande ronde humaine dont le courant m'emporte sur l'avenue.
Arrivée sur la Grand Place qui a vu tant d'Histoire s'écrire sur ses pelouses; une autre page semble s'écrire en ce moment au centre du cercle des badauds venus assister à la représentation.
Le soir, une grande fanfare draine les foules des habitants qui suivent leur jouer de Hamelin, hypnotisés par la cadence des percussions.
Enfin le soir nous nous rendons dans une pena, pour rejoindre l'un des poètes rencontrés au café Torrini. L'ambiance est plutôt 3 eme âge mais l'ambiance vraiment authentique.
Un autre poète déclame ses vers entre deux chansons traditionnelles, portant avec eux l'âme fière des Portenos.
vendredi 5 juin 2009
Buenos Aires 3
Aujourd'hui nous partons à la découverte de Tigre à 30km de Buenos Aires, situé sur un grand delta.

Les locaux qui habitent le long des berges chargent leur effets sur le collectivo de bois oblong.

Après quelques épaves jonchant le bas côté nous arrivons à hauteure des premières villas.

Chacune possède son propre ponton prolongeant le petit carré de verdure se jetant dans l'eau.

Carmen se laisse à lézarder, allanguie par la douce chaleur solaire.
Les petits canaux serpentent partout entre les terres en un grand labyrinthe de marais.

Des jolies batisses de bois aux remises de bric et de broc tous les styles se cotoient a Tres Bocas où nous nous sommes arrêtés.

En s'enfonçant dans la forêt on a bientôt l'impression d'être dans un autre monde, une civilisation alternative, quiète et hors du monde.
Ai-je envie de retourner à la civilisation?

Le soir nous retrouvons une vieille connaissance: vous vous souvenez de l'expédition au Machu Pichu ? Lorena y était. Nous la rencontrons de nouveau avec plaisir, accompagné de son copain portoricain, non moins sympathique!
Ah celle-là elle est bien!

Le lendemain je quitte de nouveau Carmen-difficilement car pour une période très indéterminée- et m'en vais à la découverte des nouveaux quartiers très hype de Puerte Madero. Petite halte à la frégate du président Sarmiento qui se visite à l'intérieur. Très intéressant.

Puis balade sur l'emblématique puente de la Mujer au dessin et au mécanisme époustouflifiants!
En bas: les docks ont été réaménagés en restaurants et hotels de luxe, très agréables pour aller flâner avant un jogging dans la réserve naturelle Costanera Sur.
Cette réserve a été créée de toutes pièces en gagnant sur la mer. J'aime beaucoup cette photo ainsi que la suivante.
Forêt de buildings dans une forêt d'épis au couchant.
mardi 2 juin 2009
Buenos Aires 2
Aujourd'hui direction le quartier de la Recoleta pour admirer le Père Lachaise local, le cimetière de la Recoleta.

L'immense cimetière déroule ses rues de pierre et de marbre au gré des mausolées plus superbes les uns que les autres.

Certains sépulcres seraient dignes de figurer dans un musée. Ainsi cette statue grandeur nature d'une finesse et d'un réalisme émouvants.

Alors que beaucoup voient les cimetières comme un lieu sinistre je les aime au contraire comme des lieux de paix, protégés de la cohue du monde extérieur et où les âmes fatiguées se réunissent pour enfin jouir d'une quiétude éternelle.

Chaque coin de rue, chaque tombeau est un ravissement. Plus de 70 cénotaphes sont classés Monuments historiques

Voyez le regard perçant, presqu'inquiétant de ce matou mateur. L'on dirait le gardien du lieu nous avertissant: "Ne vous approchez pas pauvres mortels!"

Quelques admirateurs d'Evita se sont regroupés autour de la tombe de l'ancienne Présidente pour célébrer l'anniversaire de sa naissance. Le peronisme est encore très marqué à Buenos Aires.
Le soir nous dinons dans un des nombruex restos branchés du quartier au son d'un jeune violoncelliste qui m'enchante en me jouant la suite n°1 de Bach. Remarquez son port altier et sa distinction dans son maintien quand il joue.
lundi 1 juin 2009
Buenos Aires
Salut à tous!
Désolé de ce silence de ce silence de quelques jours du à mon retour. En effet je suis rentré depuis une semaine au bercail. J'ai donc pris un peu de retard sur la fin de mon voyage dont je vous livre les derniers jours; direction Buenos Airrrrrrrrres !!!!
Le soir de mon arrivée je me rends à un des endroits incontournables de la vie nocturne de BA: le Konex. S'y produit un groupe génial de percussions, la Bomba! Je retrouve avec plaisir Christina et Katie, deux gentilles teutonnes que j'avais croisé plusieurs fois dans le Nord Ouest de l'Argentine. Hallo!
Nous finissons la soirée dans un bar enflammé par un groupe de musique orientale qui reprend la BO de Pulp Fiction version Raï.

Le lendemain découverte de la ville faite d'un mélange de bâtiments coloniaux gracieux, d'autres datant de la junte militaire, qui les sont beaucoup moins, et surtout d'une énergie intense qui diffuse dans toutes les rues au son des artistes urbains.

Le soir je retrouve avec bonheur quelqu'un que vous connaissez bien et qui m'a rejoint pour quelques jours dans la capitale. Hola Carmenicita !

La calle Lavalle est la rue commercante principale. Ses magasins très européens contrastent avec les marchands locaux qui s'étalent sur le trottoir. Je passe près d'une heure à écouter un n-ième (mais non moins talentueux) groupe tandis que Carmen fait du lèche-vitrine.
Un peu plus loin, le mythe nous rattrape. Des danseurs virevoltants font une démonstration de tango. Nous voilà complètement plogés dans l'ambiance!

Le lendemain nous partons à la découverte de la Boca en passant par le parque Lezama dont les arbres aux troncs courbés par les vents habritent un petit marché.

Nous voici au Caminito, l'endroit le plus mythique de Buenos Aires. De magnifiques façades chamarrées viennent donner vie aux petites ruelles.

Le quartier semble une grande palette de couleurs qui s'étale sur tous les murs.

Des spectacles de danse folklorique s'occupent de mettre en musique et en mouvements le bel arc-en-ciel urbain.

Comme vous le voyez, les habitants du quartier sont très accueillants!
Celle-là c'est une spéciale dédicace: Georges j'ai retrouvé Raspoutine!

Le soir nous nous rendons au café Torrini, une brasserie Belle Epoque dont le décor vaut à lui seul le déplacement.
Ma curiosité me mène dans un petit salon où s'est réuni un cercle de poètes. Ceux-ci nous invitent à les rejoindre. Nous passons la soirée avec eux à lire et écouter leurs poèmes. J'ai moi-même essayé de représenter la France avec "Le loup et l'agneau" et "la complainte de la butte".
L'accueil fut très chaleureux et la soirée hors du temps. Muchas gracias a ustedes!
jeudi 28 mai 2009
San Ignacio
Avant de rejoindre la capitale argentine, je fait une halte pour une étape historique non loin d'Iguazu.

San Ignacio est le refuge de la plus célèbres des missions jésuites, immortalisées par le merveilleux film de Rolland Joffé, the Mission. Ci-dessus le musée abrité dans une jolie bâtisse et une maquette de la reduccion telle qu'elle était au XVII eme siècle.

Bien qu'en ruines -les missions connurent un immense succès mais furent fermées par le Roi suite à la guerre portugo-espagnole- San Ignacio garde un charme et une aura indéniables.

On s'imagine très bien la vie de la petite cité à l'époque sur la grand place. Plusieurs dizaines de milliers de personnes vivèrent ici loin des autres hommes pendant plus de 150 ans. Au fond l'entrée de la cathédrale longue de 60 mètres!

Hormis le témoignage historique d'un type de société unique au monde, la mission constitue également un très bel exemple de métissage architectural entre art colonial et indigène.

J'aime bien l'air redevenu anonyme de ces petites échoppes de souvenirs après la fermeture.
Alors que le soleil se couche je décide de retourner à la mission pour la voir de nuit.

L'éclairage très réussi et la musique classique que semblent diffuser les vieilles pierres confèrent au lieu une atmosphère encore plus spirituelle qu'en plein jour.
Le soir je rencontre une Française, une Anglaise et le staff de l'auberge de jeunesse avec qui nous passons la nuit, au son de ma guitare, puis de celles d'un orchestre que nos nouveaux amis nous amènent voir.
mercredi 27 mai 2009
Les chutes d'Iguazu
Me voici dans l'un des sites les plus mythiques du monde: les chutes d'Iguazu. Pour l'occasion j'ai retrouvé mes trois vieux poteaux que j'avais quittés à la péninsule Valdes. Salut les mecs!
Après une interminable attente pour un petit train façon Disneyland, nous empruntons un long chemin suspendu au dessus des eaux calmes de la forêt luxuriante.
Soudain au loin, le grand tapis d'eau semble s'affaisser, s'effondrer sur lui-même, comme si une brèche s'ouvrait sur les profondeurs de la terre.
A la rumeur encore indistincte mais grandissante fait écho un nuage vaporeux dont les nuées éparses semblent naître de sous la terre pour s'élever très haut dans le ciel. Une tâche blanche mouvante apparaît au milieu du bleu profond du fleuve et soudain...
Les chutes apparaissent dans toute leur force surnaturelle, comme si toutes les eaux de la Terre se jetaient d'un bloc en cet unique endroit, en une immense fontaine de vie.
Le tumulte est si grand que la puissance des chutes semble vouloir sortir des photos. Impossible en certains endroits de les voir distinctement.
En moins d'une minute nous sommes tous trempés! Alors on tombe les T-shirts pas vrai Max!
Nous sommes restés des heures entières à contempler la beauté titanesque de ce lieu extraordinaire. Quand je pense qu'on nous avait dit qu'on risquerait d'être déçus du peu d'eau du fait de la saison sèche, je n'ose imaginer ce que cela serait à la saison des pluies!
En regardant ce sanctuaire j'entends encore s'élever au dessus des chutes Gabriel's oboe de Ennio Morricone, la musique du magnifique film Mission tourné en partie ici.
A la pause midi nous essuyons une attaque d'un commando de ces petites bebêtes qui se retrouvent en moins de deux sur notre table, déferlant de tous les coins.
Encore une étrangeté de la nature qui ne cesse de me surprendre.
Nous nous enfonçons ensuite dans la forêt à la recherche d'autres merveilles aquatiques.
Soudain, en face de nous, surgit la Gorge du Diable où nous étions ce matin. Même de loin le site demeure impressionnant.
Nous partageons un autre belvédère avec un gros lézard pour admirer l'autre grane série de chutes.
L'endroit est aussi beau que la gorde du diable, moins puissante mais plus sauvage, nichée au coeur de la forêt.
Le Guigs est en grande forme pour la petite traversée qui nous permer d'accéder sur l'île San Martin, située au confluent de deux torrents. Les mecs ont reperé hier depuis le côté brésilien un oasis caché que nous allons essayer de trouver.
Sans aucune difficulté nous trouvons ce sanctuaire d'eau et de roc, qui semble oublié des dieux. Nous sommes seuls au monde en cet endroit, seulement accompagnés du clapotis furieux de l'eau et des quelques cris des rapaces résidents.
Oui en cet instant nous avons vraiment l'impression d'être les rois du monde!
A travers ce trou creusé dans la roche on aperçoit le sanctuaire de cascades gardé par une armée d'oiseaux.
Le jour tombe mais nous ne pouvons nous résoudre, malgré la fatigue et la faim (nous avons partagé un sandwich en quatre vu son prix exhorbitant), à quitter cet eden, mélange d'harmonie verdoyante et de fureur aquatique.
La jungle s'étend à perte de vue, renforçant encore notre sentiment de finitude face à la grandeur du monde.
J'aime beaucoup cette vue en plongée, vertigineuse!
Les ombres su crépuscule gagnent bientôt sur la lumière, recouvrant les eaux et les forêts de leur manteau obscurcissant. Iguazu reste un des sites naturels les plus extraordinaires qu'il m'ait été donné de voir.
mardi 26 mai 2009
Salta
Après les merveilles de la région du Nord Ouest et avant Iguazu je m'arrête deux jours à Salta, capitale de la région.

La ville est ornée de quelques très belles églises dont les feux brillants illuminent la nuit fraîche.

Le lendemain éclairé d'un soleil éclatant me permet de découvrir que la ville est des plus agréables avec ses places pavées, ses espaces verts et ses rues piétonnes.

La nef de la cathédrale de la Plaza de Armas est monumentale. Dehors la ville coloniale a su garder ses belles façades qui racontent une époque de prospérité révolue.

Non loin de la rue commerçante principale, une ancienne demeure particulière a été convertie en musée d'art moderne. Je suis devenu un inconditionnel de l'architecture espagnole coloniale (même si en l'occurence cette bâtisse me paraît dater d'après l'indépendance).

J'ai particulièrement aimé ces deux oeuvres, la première pour son équilibre harmonieux et simple malgré une architecture très complexe et travaillée, la seconde pour la puissance de son mouvement et la puissance de l'évocation de cet Eole.

Dans la cour du musée je retrouve une fois de plus ces magnifiques plantes grimpantes aux fleurs d'une intensité presque fluorescentes. Si quelqu'un en connaît le nom...

Autre musée, autre bâtisse coloniale. J'aime beaucoup ce coffre-fort dans la salle des monnaies.
La même église de San Francisco de jour. Malgré ses ors et ses ocres rococos et très tapageurs j'ai été réellement séduit par cette église au faste assumé et au style pour le moins unique.

Le cerro San Bernardo domine la cité de ses 1400 mètres. L'avenue San Martin qui y mène abrite les villas les plus luxueuses de la ville qui valent à elles seules le détour.
La statue du Libertador adulé dans chaque ville d'Argentine, du Chili et du Pérou garde l'entrée de l'escalier qui monte au sommet.
L'ascension dura une heure mais la récompense est là: la vue porte loin dans le fonds de la vallée, qui semble engloutir la ville. A droite au pied d'un massif, un chemin de lumières semble mener vers quelque sanctuaire mystérieux.
En redescendant, je m'imagine comment le Christ contemplait la lune, juste avant son rendez-vous avec elle.
Une autre maison de quelque nabab sur le chemin du retour.
A l'auberge je fais la connaissance de... Vincent qui ne fait qu'accroître mon émotion devant la musique classique pour guitare.
Puis je passe le reste de la soirée dans le patio pour donner pour tout mon premier concert de guitare! J'ai tenu 2 heures!
vendredi 22 mai 2009
Région de Salta - Humahuaca
En Argentine on trouve de vieilles guimbardes françaises ou américaines qui bon pied bon oeil sont toujours en circulation.
On se demande néanmoins comment certaines peuvent encore rouler!
Petit arrêt au petit marché municipal pour un petit déjeuner bien savoureux. Nous sommes devenus des inconditionnels de l'empanada. Celles-ci sont complètement artisanales. On commence par faire des petites galettes de pâte rondes, on place une petite quantité de farce, on referme en pliant de façon différente selon le fourrage pour différencier les goûts et on en enfourne ou, comme ici, on fait frire quelques minutes. Un régal!
On voit qu'on est plus qu'à quelques kilomètres de la Bolivie: la vie est beaucoup plus rurale ici, les visages très typés...
...les bâtiments plus coloniaux que dans le reste du pays.
En haut des marches qui mènent à cette butte, une impressionnante statue célébrant l'indépendance. Mais pour une fois ce n'est pas San Martin, le Libertador, qui est mis à l'honneur mais un combattant indigène.
Une fois encore, le village est niché au creux d'une vallée protégée par ses magnifiques murailles rocailleuses irisées de jaune, de cuivre, de beige.
En bas: tendresse fraternelle. Ca vaut bien un Malaquach pas vrai les frérots ?! (si vous ne faites pas partie de la fratrie Truchot vous ne pouvez pas saisir le sens du terme "Malaquach" dont l'origine et la signification rituelle hautement symbolique remonte à la nuit des temps).
Aux abords de la ville, les restes d'un village entier inca témoignent, s'il en était encore besoin de l'influence sur la région de cet empire qui régna pour plus de 100 ans sur le Pérou, l'Equateur, la Bolivie, le nord du Chili et de l'Argentine.
Ne vous y fiez pas, l'espèce de temple que vous apercevez au fond et qui maladroitement paraît maya plutôt qu'inca, est en fait un monument comémoratif érigé en 1930 en l'honneur des scientifiques ayant mis à jour le site. Ce dernier est un peu décevant lorsque vous êtes passés par le Pérou mais le panorama dont on profite depuis cet oasis de cactus est à mon sens le véritable attrait du lieu.
A la sortie de Humahuaca sur le chemin du retour la nature nous ouvre à nouveau ses trésors. La quebrada de Humahuaca, qui borde toute la route qui part du village est à couper le souffle.
Sur des kilomètres, des séries de crêtes multicolores déploient leur dégradés du jaune au violet sur tout le flanc de la chaîne.
L'impression de grandeur et de puissance, l'harmonie des couleurs et de ces frises triangulaires si régulières qui semblent avoir été couchées par le vent sont à couper le souffle -et l'appareil photo ne rend que très mal justice à la beauté du lieu.
Ainsi s'achève mon incursion dans le nord ouest argentin qui reste une de mes régions favorites de ce magnifique pays. Et maintenant direction un autre lieu mythique: Iguazu!
jeudi 21 mai 2009
Region de Salta-Pumamarca et el cerro de Siete Colores
Nous nous sommes arrêtés a Pumamarca pour la nuit. Au petit nous partons nous balader autour du village pour admirer le Cierro de Siete Colores, la colline aux sept couleurs.
Il est encore un peu tôt pour le soleil daigne se montrer mais malgré la pénombre apparaisent les teintes bordeaux, rouges, oranges, blanches et même vertes ! C est le cierro de Mil Colores qu on aurait du appeler cet endroit incroyable.
Ca et là, le temps a sculpté ces formes abstraites et lisses comme une éruption rocailleuse sortie de terre, un totem mystérieux donnant au lieu un caractère encore plus sacré.
Doucement à mesure que le soleil se lève, les couleurs se révèlent, plus surnaturelles minutes après minutes. Voyez en haut les teintes vertes du massif du fond. Incroyable!
En cet en,droit le massif semble un même rocher multiplié à l'infini. L'impression de vastitude en est d'autant plus saisissante.
En haut: cela ressort mal sur la photo mais j'ai vraiment été sidéré par ce vert qui recouvrait une partie de la montagne.
EN bas: en retournant au village nous passons devant une carrière de briques. Dans cette région elles sont encore faites à la main, à partir de la terre creusée dans ce trou à droite, moulées et séchées au soleil.
Les portes d'un très joli hotel nous laissent entrevoir son intérieur niché au creux de ces majestueuses falaises. Quoique différent, l 'esprit de ces murs couleur désert me rappelle l' hotel de Matmatah en Tunisie rendu célèbre par la Guerre des Etoiles (c'est la maison de l'oncle de Luc pour les aficionados).
Sur la terrasse d'une maison une famille entière se fait dorer au fil du soleil.
Déserte à notre départ, la place du village s'est entretemps réveillée, animée d'une frénésie de ses marchands qui déballent en quelques minutes leurs plus belles étoles pour aguicher le chaland.
Au détour d'une poterie; cette espèce de sculpture étrange à droite est en réalité un tronc de cactus séché.
Le soleil est maintenant haut et révèle les teintes infinies que prend ce palais minéral sous la lumière. Nous sommes partis trop tôt (pour une fois!).
Avant de partir pour continuer notre route, un dernier coup d'oeil sur ce panorama enchanteur, niché dans les lointaines montagnes du Nord Ouest de l 'Argentine.




























































































































