mardi 3 novembre 2009
Coucou qui c'est?
Salut à tous!
Ca fait un bail ! J'ai de bonnes nouvelles pour tous les lecteurs anciennement assidus de ce blog. En attendant de vous faire partager mon été qui connut également son lot de voyages, comme un épilogue (européen) à ce merveilleux tour du monde, je vous annonce que désormais vous pourrez consulter l'ensemble du blog à partir des catégories que j'ai créées. Ainsi plus besoin de remonter tout le fil de l'histoire pour arriver à votre pays préféré! Il suffit de le sélectionner dans la colonne de gauche.
A paraître bientôt: la suite de la Normandie, la Corse et un dernier trip en Méditerranée.
A très vite!
jeudi 1 octobre 2009
Mont Saint Michel
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mercredi 30 septembre 2009
Mes livres de route
Voici une sélection des livres qui m'ont accompagné durant mon voyage. Trouvés au hasard des rencontres, échangés dans une échoppe de Yogja ou de Lima, ils ont fait partie de mon voyage, m'imprégnant leur esprit et leur style.
L Alchimiste Paulo Coelho
Je n'avais jamais lu ce classique. En tombant dessus en Chine je me suis dit que le récit de ce voyage initiatique tombait à pic dans mon périple. Soyons francs l'Alchimiste n'est pas le plus grand livre du monde, l'écriture, joliment imagée, reste toutefois simple, pour ne pas dire simpliste, et manque un peu de souffle, quoiqu'on perçoive la volonté de l'auteur de s'attacher à un style épuré, à l'image d'un Petit Prince.
Mais l'histoire est belle, pleine de cette poésie un peu absurde, évanescente, comme les auteurs sud-américains en ont le secret. On appelle cela le merveilleux en littérature.
D'un point de vue philosophique, le livre soulève nombre de questions ontologiques mais y répond de façon rapide, en surface. Libre au lecteur de pousser plus avant la réflexion? N'importe, l'Alchimiste est une bouffée de fraîcheur, une porte ouverte sur soi et sur le monde. C'est aussi grâce à lui que j'ai eu cette expérience mystique au sommet du volcan Bromo, sur l'île de Java, quand soudain j'eu l'impression de toucher du bout des doigts au "langage universel", de saisir pour un instant l'harmonie du monde, de l'appréhender, même sans la comprendre. Rien que pour cela l'Alchimiste est un des meilleurs livres de mon voyage.
L Evangile selon Pilate Eric Emmanuel Schmitt
Si j'étais une femme et que je devais tomber amoureux d'un auteur ce serait assurément de Schmitt. L'Evangile était le seul roman que je n'avais pas lu de l'écrivain. Il me confirme dans ma passion pour mon auteur contemporain préféré. Humanisme, intelligence, style. Dans l'Evangile, plus que dans tout autre, s'exprime la générosité d'un homme qui croit en l'Homme, qui l'aime et le clame. Philosophe de l'amour, EES nous ouvre son esprit et son coeur tout d'un, avec finesse et -comble de l'intelligence et du plaisir- humour et espièglerie, mais jamais dérision. Et on a envie d'adhérer à cet humanisme exacerbé qui s'inscrit jusque dans un style très charnel et sensuel, dans une écriture qui a nul autre pareil sait capter l'essence de l'homme et surtout de la femme; cet être mystérieux, insaisissable pour nous autres pauvres mâles, il semble l'avoir -enfin!- compris à sa juste valeur et il la revêt de sa gloire méritée.
Quant au livre proprement dit, il s'agit d'un dyptique: les questionnements intérieurs et les errances puis le post-mortem du plus grand héros de tous les temps, de ce hérault d'amour qui deviendra immortel en mourant, dont le vrai pouvoir ne se révèlera qu'au tombeau, lorsque le dernier des athées deviendra le premier chrétien. Pilate, cartésien avant l'heure, commence par ne rien croire et finit par douter; avec le doute commence la foi.
Magnifique. Inmanquable.
L'art de la guerre Sun Tzu
Contes du jour et de la nuit Guy de Maupassant
Un recueil de nouvelles où s'exprime tout le génie minimaliste du maître. Aller à l'essentiel, sans soubresauts, détours ou fioritures pour créer un climat d'étrangeté latent, puissant et efficace, pénétrant lentement le lecteur jusqu'aux os. Le meilleur du meilleur? La main, un chef d'oeuvre du fantastique littéraire.
J aimerais que quelqu un m attende quelque part Anna Gavalda
Les liaison dangereuses Chaderlot de Laclos
Les liaisons fait partie de ces oeuvres qui suffisent à faire rentrer leur auteur au panthéon des grands quand bien même elle fut leur seule produite. Chef d'oeuvre absolu de machiavélisme, de manipulation et de perversité, il se dégage des quelques 500 pages un malaise qui grandit au fil des échanges entre les protagonistes. D'abord fasciné, l'on devient vite nauséeux devant les trésors d'inventivité dont font preuve le Vicomte De Valmont et la Marquise de Merteuil pour perdre leurs victimes désignées. Ceux-ci incarnent à l'excès les travers d'une société fondée sur la dissimulation, le masque, le pédantisme et la fatuité; Les liaisons ou de l'importance d'être arrogant, faux et dupeur.
Cette critique avouée se double d'une analyse des rapports et mécanismes amoureux d'une surprenante modernité et d'une incroyable justesse. La finesse avec laquelle Laclos saisit les méandres internes qui régissent les fors masculins et féminins est sidérante. Moi, émois, réflexions, tactiques, stratégies sont analysées avec brio tout en montrant le fossé qui sépare l'homme et la femme dans leur incompréhension sentimentale réciproque.
Enfin, passée la forme purement épistolaire du roman qui parfois semble figer quelque peu l'action, les Liaisons dangereuses est aussi un chef d'oeuvre esthétique, servi par un style fluide, chirurgical qui arrive à décrire et nommer l'indicible qu'est le sentiment amoureux (ou du moins son illusion). Toute l'écriture repose sur un jeu de parallélismes, de chiasmes, d'antimétaboles qui, outre qu'ils servent le propos, produisent un grand effet esthétisant qui fait qu'au delà du fond on s'extasie d'avoir sur la forme brillante du roman.
Un chef d'oeuvre absolu et une fierté de la littératue française.
Et si c´etait vrai? Marc Levy
En lisant le pitch de ce...cette...chose... je me suis laissé abuser par le succès avéré de ce Monsieur vendu à 15 millions d'exemplaires. C'est une merde il n'y a pas d'autre mot. Histoire bancale, sentimentalisme mièvre à l'extrême (et dieu sait qu'il m'en faut beaucoup en la matière), écriture plate, sans style véritable, personnages limités. Ce qui m'agace le plus? J'ai perdu 2 heures de ma vie à lire cette daube qui ne mérite même pas les 5 lignes que je viens d'écrire. Lorsqu'en plus on me soutient que je n'ai pu l'apprécier car "c'est de la littérature féminine" je m'interroge sérieusement sur le niveau intellectuel du beau sexe dont je suis poutant le plus fervent admirateur.
Mort aux cons Carl Aderhold
Cosmetique de l assassin Amelie Nothomb
L Africain JMG Le Clezio
Ce petit livre sans prétention m'a touché par son aspect autobiographique.Le Clézio, cet immense voyageur, raconte ses souvenirs d'enfance ces senteurs d'Afrique qui ressurgissent dans sa mémoire, ces couleurs, ces pieds nus colorés par la terre noire... et puis son père, personnage fascinant, insaisissable et emblématique pour l'enfant revenu en France.
Sous une écriture apparemment prosaïque se cache un style épuré mais avec un grand pouvoir d'évocation, très sensuel et rempli de poésie et de tendresse. Car Le Clezio aussi est un humaniste engagé, vertu sans doute acquise durant ses nombreux et voyages et séjours incroyables auprès des communautés indigènes d'Afrique et d'Amérique. Un joli petit livre pour qui veut découvrir cet auteur au parcours personnel unique.
Vol de nuit Saint Exupery
Un classique qui nous offre à découvrir un monde méconnu, céleste s'il en est: celui des premiers courriers aériens nocturnes à une époque où la technologie rendait périlleuse une telle entreprise.Dans un style mélant superbe des paysages survolés et intimisme des personnages, du pilote en prise avec les éléments, de sa femme inquiète du retour au port de son marin du ciel et du directeur des opérations dédié à son devoir, Saint-Exupéry nous plonge littéralement dans son récit et dans le for intérieur de ses héros avec qui l'on partage la peur de l'inconnu et la fragilité face à la puissance inexorable de la nature. Un beau livre à l'implacable douceur.
La mere des chagrins wef
La lampe d'Aladino Luis Sepulveda
vendredi 18 septembre 2009
Made in Normandie
Surpris? Hé oui on est de retour les copains!
C'est pas parce qu'on est revenu au pays qu'on va s'arrêter de découvrir la Terre et ses trésors! Car après vous avoir emmenés aux quatre coins du globe (euh c'est possible ça?) j'ai pensé qu'on pourrait s'arrêter dans un des plus beaux pays au monde: le notre. Et bien qu'étant originaire du sud j'ai choisi de commencer par... le Nord, plus exactement la Normandie. C'est parti!

Un truc génial pour amortir vos frais de voyage et vous créer de nouveaux amis: le covoiturage. Comme je dois redescendre mes affaires laissées à Paris chez un pote avant de partir pour un certain tour du monde, je me retrouve à monter à vide. L'occasion d'embarquer quatre compagnons de voyage de MArseille à Paris. Trop sympas!

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mardi 21 juillet 2009
Le sac à dos du routard en tour du monde
Salut à tous! Quand y en a plus y en a encore!
Voici donc pour vous l'une des questions les plus difficiles à régler pour qui veut partir en tour du monde: la question cruciale du sac à dos. Pour toi jeune padawan aujourd'hui je te livre le contenu du sac que j'ai emporté pour cet incroyable voyage. Si tu as des suggestions ou des questions n'hésite pas!
Prendre un sac à dos de 80 Litres pour un homme. Le but n’est pas de le remplir au maximum mais précisément de laisser une marge pour les vêtements encombrants ou les choses que l’on portera de façon transitoire.
Prendre un modèle équipé d’un sursac qui protègera le sac non seulement de la pluie mais surtout du transport répété dans les soutes.
Le sac dans son ensemble ne devrait pas peser plus de 13 ou 14 kilos auquel on rajoutera un petit sac de 2 ou 3 kilos que l’on portera devant soi avec les objets usuels (voir en fin de document). Ceci permettra une autonomie complète et notamment les marches de plusieurs heures sans fatigue excessive.
On notera que pour certains accessoires non techniques il sera préférable de les acheter sur place. Ils seront très souvent moins chers qu’en France qui reste un des pays les plus onéreux au monde. De plus cela évitera de porter des accessoires qui ne seront utiles qu’à certains moments du voyage. Par exemple, si l’on commence son voyage par des pays chauds, il est judicieux d’attendre d’être dans un pays froid pour s’équiper en vêtements chauds qu’on n’aura pas à porter avant d’y être arrivé.
1° Trousse de toilette :
Privilégier un modèle de trousse en plastique et non en tissu pour éviter que des liquides qui se renversent dedans ne mouillent le reste du sac. Indispensable : choisir in modèle qui pourra se suspendre à une poignée de porte ou s’accrocher au mur.
- Savon
- Shampoing (récupérer un petit flacon qu’on remplira plutôt que de se trimballer le demi-litre vendu dans le commerce)
- Déodorant
- Brosse à dents
- Dentifrice
- Miroir de poche en acier
- Rasoir
- Mousse à raser
- Ciseaux pliables
- Pince à épiler (utile pour retirer les échardes par exemple)
- Serviette de bain. Prendre un modèle en polyfibres, beaucoup plus fine qu’une serviette classique, plus légère, plus compacte et qui sèche plus rapidement. Prendre un modèle pourvu d’une accroche.
2°) Trousse à pharmacie :
Il n’est pas nécessaire de s’encombrer avec une trousse trop importante.
En effet on n’est normalement malade qu’occasionnellement. Si l’on part plusieurs mois, les médicaments, en particulier s’ils sont friables (types comprimés ou même gélules) ne tiendront pas le voyage et seront bien souvent inutilisables au moment opportun. Certains ne seront même jamais utilisés. Il est donc inutile de s’encombrer avec trop de médicaments emportés à l’avance d’autant plus que la plupart des médicaments de base sont disponibles dans tous les pays. Cependant bien se renseigner auprès des ambassades ou consulats sur leur traçabilité et leur fiabilité surtout dans certains pays sous-développés.
Partir cependant avec une petite trousse contenant :
- anti-inflammatoires
- analgésiques
- antispasmodiques
- 2 ou 3 pansements
- Anti-paludéens selon les pays. Voir avec un médecin tropicaliste le traitement le plus adapté à vous et aux types de malaria.
- Répulsif anti-moustiques puissant type DEET.
3° Vêtements :
Prendre pour au moins une semaine de rechange. Cela permet de se changer tous les jours sans avoir à se taper la lessive tous les soirs.
- 8 slips/caleçons
- 8 paires de chaussettes. Préférer les chaussettes en coton épais ou si possible, des chaussettes de randonnée sans coutures et plus souples. Prévoir une paire de chaussettes très chaudes.
- 8 T-shirts. Eviter les chemises, plus froissables et plus encombrantes. Un T-shirt bien plié après le lavage restera en place dans le sac et n’aura pas besoin de repassage. Prévoir tout de même une chemise blanche pour les « grandes » occasions (invitations, sorties …) ou à défaut un T-shirt noir.
Acheter au moins 2 T-shirts respirants type Equarea chez Quechua (Décathlon). La différence d’évacuation de la transpiration avec un T-shirt en coton est extrêmement appréciable lors de randonnées. Le T-shirt sèche très vite, ce qui apporte un grand confort et évite de prendre froid. De plus ils sont couture, donc très confortables, bien coupés et bon marché (7 euros).
- une paire de chaussures. C’est peut-être le seul poste où il ne faut pas lésiner, le plus important. Je conseille un modèle de randonnée, montant ou basses : les montantes sont plus imperméables aux flaques et à la pluie, surtout si on les porte avec un pantalon long qui améliore encore l’étanchéité ; en revanche elles sont plus encombrantes et plus lourdes quand on les porte dans le sac.
Prendre un modèle en tissu plutôt qu’en cuir, moins lourd, plus souple donc plus confortable et plus facile à loger dans le sac (en revanche les chaussures en cuir sont plus robustes et plus protectrices contre les blessures si l’on de destine à de la grosse randonnée). Privilégier un modèle en tissu respirant et imperméable.
- une paire de tongs. Préférez un modèle en caoutchouc et plastique plutôt qu’en cuir, plus difficile à laver et plus fragile à l’eau. Prendre un modèle à semelles dures, avec fermeture sur le coup de pied et derrière la cheville. Ces tongs permettront les longues promenades ou les randonnées facile par temps chaud.
- Un pantalon déperlant, si possible respirant, qui fasse aussi short. Le choisir avec de multiples poches notamment des grandes poches sur le côté des cuisses.
- Une ceinture de pantalon avec fermeture cachée à l’intérieur pour y mettre ses billets à toujours garder sur soi.
- Une banane secrète à mettre sous le pantalon avec tous ses papiers et ses billets d’avion.
- Une montre étanche avec alarme et lumière très basique et qui n’attire pas l’œil. Attention il y a des montres pas chères qui ont l’air de valeur et l’auront d’autant plus qu’elles sont portées par un touriste blanc. Préférez une montre digitale du genre Casio F 91 W, une excellente montre, très bon marché et qui ne fera pas d’envieux. L’acheter à l’étranger.
- Eventuellement un bracelet anti-moustiques.
Contre le froid, la pluie et le soleil:
- Coupe-vent imperméable respirant. C’est peut-être le seul poste avec les chaussures où il est intéressant d’investir un peu plus, tout en mesurant les risques de perte et/ou de vol selon le voyage effectué. Très utile contre le vent, donc le froid et la pluie. Le prendre avec une capuche intégrale à collerette et visière. Prendre un modèle en tissu respirant type Gore-Tex. Préférer un modèle type Pack Lite avec deux couches maximum, assez résistant, léger et compact.
Très important : prendre un modèle avec le maximum de poches, notamment une poche poitrine. Cela permettra de conserver sur soi et à portée de main des objets qu’on n’aura pas à chercher dans son sac.
Prendre une mesure au dessus de sa taille, cela permettra d’empiler les couches dessous sans que le confort et la mobilité soient affectés.
- Une polaire qui constituera la couche supérieure de protection contre le froid.
- Un thermolactyl. Peu encombrant, très efficace, il servira de couche inférieure de protection contre le froid. Avec un T-shirt (voire deux) en couche intermédiaire, la polaire et le coupe-vent on pourra affronter la quasi-totalité des situations de froid et de pluie puisque, hors voyageurs en milieu extrême, on ne marchera généralement pas plus de quelques heures sous une pluie battante ou par un très grand froid.
- Une paire de sous gants en soie. Moins encombrants et plus légers que des gants ils permettront de faire face à un froid modéré.
- Un bonnet qui puisse recouvrir les oreilles.
- Lunettes de soleil. Indispensables. Choisir un modèle qui épouse les contours du visage pour éviter les rayonnements de côté extrêmement nocifs pour la pupille qui ne peut se dilater pour protéger l’œil. Prendre des verres de protection 3 (les verres de degré 1 et 2 ne protègent pas assez, les verres de degré 4 sont interdits à la conduite,).
- Une crème solaire protection 50. En voyageant on est constamment exposé au soleil, tous les jours, toute la journée. Ceci est d’autant plus vrai si vous prenez certains traitements antipaludéens type Doxycycline qui entraînent une hypersensibilité photodermique. Ne vous inquiétez pas, même en mettant de la crème tous les jours vous bronzerez quand même !
- Chapeau mou pliable : éviter les casquette qui ne protègent que partiellement la tête.
4° Divers :
- Sac de couchage : là encore ne l’achetez qu’avant d’arriver dans un pays froid. C’est également un poste où il est souhaitable d’investir afin de prendre un modèle compact et léger tout en restant chaud (0°C en confort). Dans les pays chauds, un « sac à viande » en soie, petit, léger, chaud et hygiénique suffira.
- Coussin de voyage. Gonflable et lavable, ce coussin de nuque est très appréciable pendant les longs voyages assis, notamment en bus.
- Une lampe frontale. Prendre un modèle étanche à la pluie, à diodes et à intensité variable avec clignotement.
- Pochette imperméable à cacher dans la doublure arrière du sac par exemple et contenant les photocopies de tous ses papiers : passeport, permis de conduire national et international (les deux sont exigibles), cartes de crédit recto et verso (négocier avec son banquier une deuxième gratuite de façon à couvrir les deux réseaux Master Card et VISA et pouvoir continuer à retirer de l’argent avec l’autre carte si l’on perd une la première), carnet international de vaccinations, carte vitale d’assurance maladie, contrat d’assurance personnelle internationale à souscrire avant le départ et billets d’avion. Pour plus de sécurité on pourra aussi scanner l’ensemble de ces papiers et se les envoyer sur sa boite mail de façon à pouvoir les imprimer au besoin.
- Du papier toilette en rouleau.
- Chargeur d’appareil photo plus cartes mémoire. On préfèrera emporter plusieurs cartes de faible capacité plutôt qu’une seule de grande capacité afin d’éviter les pertes mais également par praticité lors de la consultation et du tri des photos. Par exemple mieux vaut avoir 3 carte de 2 Giga qu’une seule de 6 Giga. On prendra soin de faire des copies de ses photos sur DVD (4,7 Giga au minimum) qu’on renverra an France pour éviter les pertes.
- Cordelette de 4 mètres. Peu encombrant, légère et utile pour différentes choses, notamment pour étendre son linge.
- 4 pinces à linges.
- Un livre pour avoir un peu de lecture pendant les moments d’attente.
- Une lame multi-usage ou un couteau suisse.
- Cadenas pour pouvoir verrouiller votre sac-à-dos.
SAC A DOS AUXILIAIRE :
Sac de 20 litres afin de pouvoir y ranger sa polaire ou son coupe vent s’il commence à faire chaud ou si la pluie cesse.
- Appareil photo
- Papiers dissimulés à moins qu’on les ait laissés à l’hôtel mais est-ce plus sûr ? Il y a toujours débat sur cette question.
- Une bouteille d’eau, idéalement d’un litre. Deux litres pèsent trop et moins d’un litre sont insuffisants pour couvrir les besoins en eau pour la demi-journée.
- Guide touristique.
- Livre d’images type Point It ou Jépalémots. Très utile quand on ne parle pas la langue pour demander ce que l’on souhaite.
- Carnet de contacts + papier à écrire.
- Stylo bille.
- Eventuellement un faux porte-feuilles avec quelques monnaies pour donner le change à d’éventuels agresseurs.
- Photos de son pays pour montrer aux locaux. Eviter les photos de sa famille dans les pays où un enlèvement est possible. C’est glauque à dire mais l’extorsion sera beaucoup plus difficile si les ravisseurs n’ont pas votre adresse où ils peuvent envoyer une photo de vous et vos proches pour prouver qu’ils vous détiennent.
Voilà les amis avec ça vous êtes parés pour le grand saut? Prêt à partir? Alors bon voyage!
jeudi 16 juillet 2009
Londres 3
Aujourd'hui après une messe anglicane à Saint Paul, j'ai décidé d'assister à un débat à la chambre des communes au sein de Westminster.

Dans le grand hall du palais je retrouve Susie, une citoyenne de sa Gracieuse Majesté rencontrée lors d'une insomnie commune dans l'avion de Buenos Aires. Elle m'a gentiment proposé de me servie de guide pour la journée.

Après un débat intéressant sur l'éducation, nous traversons le Thames pour nous retrouver sur la rive droite. Le pont du millénaire, très réussi la relie à Saint Paul.

Sachant ma passion pour les marchés, Suzie m'emmène sur un marché fabuleux près du Tett's institut que nous visiterons par la suite dans l'après-midi.
Ici on trouve de la nourriture fraîche de différents pays (à droite le délicatessen allemand que lorgne cet officier tricolore).
On peut également se faire un festin de roi dans un des nombreux stands de sandwich, volailles, boulangerie, jus de fruits et autres délicieux desserts.
Le raffinement des étals n'a d'égal que l'effervescence de ce lieu génial et coloré!

J'ai presque pleuré en voyant ce stand à fromages. C 'est une des rares choses qui m'ont vraiment manqué pendant tout ce voyage. Aaaaah le retour à notre bonne vielle Europe a quelque chose de bon, pour ne pas dire de goûteux.

Nous finissons cette belle journée en retrouvant Jean-Sébastien, un pote d'école que je n'avais pas vu depuis...10 ans!
Mais il est temps pour moi de retrouver les miens. Ainsi s'achève ce merveilleux périple. Il aura durer 14 mois et demi. 439 jours de découvertes, de surprises, d'endroits tous plus magnifiques les uns que les autres, d'épreuves aussi, de galères, d'incompréhension, d'apprentissage, d'initiation, d'harmonie, et surtout de rencontres. Merci à vous tous qui m'avez suivi tout ce temps, qui m'avez soutenu pendant mes moments de doute, qui avez partagé avec moi ce beau voyage qui fut aussi le votre.
J'espère donner une suite à ce blog en vous faisant à présent (re)découvrir le pays où je vis, une région chère à mon coeur: la Provence.
A bientôt!
mercredi 15 juillet 2009
Londres 2
Deuxième jour chez la dame de pierre, et non des moindres en matière de découvertes.

Mon errance dans les rues de la City me mènent devant la très gothique cour de justice, toujours en activité. on se croirait projeté 200 ans en arrière. J'adore!
En face les magnifiques colombages de ce pub viennent réchauffer la grisaille proverbiale de la capitale.
La cour d'un ancien palais, parmi mille autres ravissements au fil de ma balade.
J'aime avec quel naturel les Londoniens, pourtant par ailleurs à la pointe de la modernité, s'attachent à conserver ces magnifique antiquités qui, loin de seulement amuser la galerie, sont en parfait état de fonctionnement. Les autobus impériaux, comme les cabines téléphoniques du même rouge,font partie de ce charme suranné.

La ville regorge de bâtisses néo-classiques à l'architecture imposante mais jamais intempestive.

Près de Downing Street, les longues avenue déroulent leurs magnifiques façades parfaitement conservées.

Voici enfin le mythique House of Parliament surmonté de sa non moins fameuse tour de l'Horloge. Big Ben est toujours aussi musicale quand sonne l'heure.
Ce palais de 1000 pièces est un chef d'oeuvre de néo-gothique qui ne laissera personne indifférent.
Notez le travail de sculpture sur toute la façade. Le palais fut détruit au XIX ème par le terrible incendie immortalisé avec maestria par Turner, l'un des seuls peintre anglais qui trouvent grâce à mes yeux.

En face du palais de Westminster l'église du même nom. Avec lui elle forme le plus bel ensemble architectural de la ville (enfin selon moi).

Pas de trace de Peter Pan sur les aiguilles de Big Ben...

Cette journée s'achève comme elle a commencé, dans la surprise et l'émerveillement d'une ville magnifique, avec un cachet irrésistible et une atmosphère unique qui se dégage de ces vieilles pierres, entre mystère brumeux et hiératisme millénaire.
mardi 14 juillet 2009
Londres 1
Après avoir quitté à regrets Buenos Aires et l'Amérique latine qui m'habita 6 mois, me voici de retour dans la vieille Europe. Avant le retour au bercail petit détour par Londres. Une véritable découverte!
Les beaux immeubles victoriens tapissent avec prestance et gravité les rues du centre près de Saint Paul, quartier où j'ai élu domicile pour quelques jours.
La monumentale Saint Paul's cathedral domine le coeur de la city de ses 108 mètres. Fleuron anglican, elle marie avec raffinement et équilibre un style renaissance réhaussé de gothique histoire de mettre tout le monde d'accord. L'intérieur, malheureusement interdit aux appareils photos est encore plus impressionnant.

Je passe ma première journée à me perdre dans les boulevards chics de la city. Je suis positivement surpris par la beauté et le raffinement de l'architecture de cette Old Lady...

... qui compte aussi parmi son patrimoine des réalisations d'avant-garde comme les bureaux de cet oeuf vitré déjà devenu iconique.

Près de la rive nord, la Tour de Londres étire ses remparts médiévaux sur les berges de la Tamise. Construit par Guillaume le conquérant juste après sa victoire, elle servit "tour à tour" de fort, de réserve d'armes, de prison et même d'hôtel des monnaies.

Juste à côté, l'inimitable Tower Bridge fait partie de ces icônes qui ont exporté la vieille capitale dans le monde entier. Cette prouesse technologique à l'époque de la Révolution industrielle concilie à la fois puissance et légèreté dans son aspect visuel.
J'aime beaucoup ce contraste presque blasphémateur entre la courbe parfaite de l'ogive de Foster et la vénérable Tower Bridge.

Une belle galerie couverte sur la rive sud près de la Tett's.

ET voici l'auberge où je séjourne; on n'est pas si mal non?
EN bas: un jeune Japonais guitariste est mon compagnon de chambrée. Je le retrouverai plus tard jouant dals la rue.
Je retrouve avec plaisir Adeline, une copine d'école que je n'avais pas vu depuis des années. Elle est accompagnée de ses potos italien et belge plutôt en forme!
Allez Totor il est temps de rentrer!
samedi 20 juin 2009
Buenos Aires 4
Aujourd'hui commence une de mes meilleures journées dans la capitale mais je ne le sais pas encore.

Je commence par le marché couverte de San Telmo. Ces vieilles halles regorgent de vieilleries en tous genres. Un régal pour chiner!

A côté de l'opulent stand de fruits des trucs en vrac de bric et de vroc s'empilent sur des étals de fortune.

J'aime bien voir les gens s'arrêter, hésiter, choisir, revenir, repartir, négocier. C'est là que le marché s'anime!

J'vous ai apporté des boutons...

Près du mythique Revolver des Beatles, des gramophones rutilants gardent un silence d'or.
"Auto"-collants...

Les yeux ne savent plus où se poser dans ce fatras merveilleux où chaque objet a sa propre existence, raconte son histoire à travers sa patine.

Une vértitable caverne d'Ali Baba...

Aujourd'hui nous sommes samedi et les rues de San Telmo se sont remplies de marchands, troubadours et autres artistes de rue.

Ce mec est un héros de la paix; il distribue des accolades gratuites tous les samedis depuis 6 mois. Je trouve ce concept génial.
Un groupe de musiciens rencontre quelques difficultés avec les forces de l'ordre. Pourront-ils se produire?
Si vous vous baladez du côté de la rue Defensa le week-end vous tomberez sûrement sur ce mime qui est très dans le vent en ce moment.
Les rues sont maintenant pleines de monde. J'adore sentir la ville vibrer à travers ses habitants.
C'est beau de voir que dans ce monde ultramoderne où il faut toujours en mettre plein les yeux, les spectacles les plus simples et les plus ancestraux continuent de faire rêver les enfants.
Un orgue de barbarie fait face à un vieux crooner qui s'est créé sa propre légende sur ce bout de mur, ce bout de rêve.
La place Dorego est pleine d'artisans de tous poils. Non loin de là, un guitariste classique déroule ses virtuosités enchanteresses sur son bois déhanché.
Au pied de cette belle église, un orchestre de musique tzigane rappelle que Buenos Aires se nourrit de toutes les influences européennes.
Sous les arbres, un couple fier et digne illustre à merveille toute la noblesse du tango argentin sur une piste de fortune.
Charlie Chaplin et son double Charlot, à moins que ce ne soit le contraire.
Nos musiciens en discussion avec les policiers ont finalement pu jouer et obtiennent même un franc succès!
Je m'enfonce un peu plus dans la grande ronde humaine dont le courant m'emporte sur l'avenue.
Arrivée sur la Grand Place qui a vu tant d'Histoire s'écrire sur ses pelouses; une autre page semble s'écrire en ce moment au centre du cercle des badauds venus assister à la représentation.
Le soir, une grande fanfare draine les foules des habitants qui suivent leur jouer de Hamelin, hypnotisés par la cadence des percussions.
Enfin le soir nous nous rendons dans une pena, pour rejoindre l'un des poètes rencontrés au café Torrini. L'ambiance est plutôt 3 eme âge mais l'ambiance vraiment authentique.
Un autre poète déclame ses vers entre deux chansons traditionnelles, portant avec eux l'âme fière des Portenos.
vendredi 5 juin 2009
Buenos Aires 3
Aujourd'hui nous partons à la découverte de Tigre à 30km de Buenos Aires, situé sur un grand delta.

Les locaux qui habitent le long des berges chargent leur effets sur le collectivo de bois oblong.

Après quelques épaves jonchant le bas côté nous arrivons à hauteure des premières villas.

Chacune possède son propre ponton prolongeant le petit carré de verdure se jetant dans l'eau.

Carmen se laisse à lézarder, allanguie par la douce chaleur solaire.
Les petits canaux serpentent partout entre les terres en un grand labyrinthe de marais.

Des jolies batisses de bois aux remises de bric et de broc tous les styles se cotoient a Tres Bocas où nous nous sommes arrêtés.

En s'enfonçant dans la forêt on a bientôt l'impression d'être dans un autre monde, une civilisation alternative, quiète et hors du monde.
Ai-je envie de retourner à la civilisation?

Le soir nous retrouvons une vieille connaissance: vous vous souvenez de l'expédition au Machu Pichu ? Lorena y était. Nous la rencontrons de nouveau avec plaisir, accompagné de son copain portoricain, non moins sympathique!
Ah celle-là elle est bien!

Le lendemain je quitte de nouveau Carmen-difficilement car pour une période très indéterminée- et m'en vais à la découverte des nouveaux quartiers très hype de Puerte Madero. Petite halte à la frégate du président Sarmiento qui se visite à l'intérieur. Très intéressant.

Puis balade sur l'emblématique puente de la Mujer au dessin et au mécanisme époustouflifiants!
En bas: les docks ont été réaménagés en restaurants et hotels de luxe, très agréables pour aller flâner avant un jogging dans la réserve naturelle Costanera Sur.
Cette réserve a été créée de toutes pièces en gagnant sur la mer. J'aime beaucoup cette photo ainsi que la suivante.
Forêt de buildings dans une forêt d'épis au couchant.
























































































